Exercer en tant qu’aide-soignante auto-entrepreneur est envisageable, mais le cadre reste encadré. Ce statut ne permet pas de pratiquer des soins relevant du domaine médical, mais autorise certaines prestations d’aide à la personne, comme l’accompagnement quotidien, la toilette non médicale ou l’assistance aux personnes âgées à domicile. Pour exercer légalement, il faut respecter les conditions fixées par l’ARS et l’URSSAF, et adapter son activité au champ autorisé. Voyons ensemble les démarches, les tarifs et les obligations à connaître avant de se lancer.
| Élément clé | Informations principales |
|---|---|
| Statut possible | Oui, sous conditions strictes (hors soins médicaux) |
| Activités autorisées | Aide à domicile, accompagnement, toilette non médicale |
| Organismes concernés | ARS, URSSAF, DREETS |
| Code APE recommandé | 88.10A – Aide à domicile |
| Taux de cotisations sociales | Environ 22 % du chiffre d’affaires |
| Assurance obligatoire | Responsabilité civile professionnelle |
| Clients potentiels | Particuliers, EHPAD, SSIAD, agences de services à la personne |
- Le statut d’auto-entrepreneur est possible uniquement pour des missions d’aide, pas pour des actes de soins.
- L’immatriculation passe par l’URSSAF, avec déclaration d’activité à l’ARS si besoin.
- Les tarifs doivent rester cohérents avec le marché des services à la personne.
Peut-on exercer le métier d’aide-soignante en tant qu’auto-entrepreneur ?
L’aide-soignante indépendante peut proposer des services liés au confort et à l’autonomie des personnes, mais sans acte médical. Les soins sont réservés aux infirmiers diplômés. En revanche, il est possible d’intervenir auprès de personnes âgées, handicapées ou dépendantes pour les aider dans les gestes du quotidien : aide à la toilette, repas, courses ou accompagnement social.
Certaines aides-soignantes choisissent de collaborer avec des agences de services à la personne, des EHPAD privés ou des particuliers pour garder une flexibilité tout en respectant la réglementation.
Quelles sont les conditions légales pour devenir aide-soignante indépendante ?
Pour exercer légalement, plusieurs conditions s’imposent. Vous devez être titulaire du diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) et limiter votre champ d’action aux prestations non médicalisées.
Le statut d’auto-entrepreneur n’autorise pas à intervenir dans un cadre de prescription médicale. Il s’applique uniquement à des activités relevant de l’aide à la vie quotidienne.
Les organismes de référence sont :
- L’ARS (Agence Régionale de Santé) pour la reconnaissance de l’activité si elle touche au secteur médico-social.
- L’URSSAF pour l’immatriculation et le paiement des cotisations.
- La DREETS pour les activités liées aux services à la personne.
Quelles démarches effectuer pour créer son statut d’auto-entrepreneur ?

L’inscription s’effectue sur le site de l’URSSAF. Il faut choisir la catégorie “services à la personne” et indiquer l’activité exacte. Un numéro SIRET est attribué après validation.
Si l’activité implique un contact direct avec des publics fragiles, il est nécessaire de :
- Déclarer l’activité auprès de la DREETS,
- Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle,
- Respecter la réglementation relative à la protection des données et à la confidentialité.
Quel code APE choisir pour une aide-soignante auto-entrepreneur ?
Le code APE 88.10A (Aide à domicile) est le plus adapté. Il couvre l’assistance aux personnes âgées, handicapées ou dépendantes. Ce code correspond à une activité de service à la personne, compatible avec le statut de micro-entreprise.
Certains choisissent le code 96.09Z (Autres services personnels) lorsqu’ils exercent des activités plus généralistes, mais il reste préférable d’opter pour un code directement lié à l’aide à domicile.
Quels tarifs pratiquer en tant qu’aide-soignante indépendante ?

Les tarifs d’une aide-soignante indépendante varient selon la nature des prestations et la zone géographique. En moyenne, les prix oscillent entre 18 et 30 € de l’heure, selon le niveau de service proposé.
Voici un aperçu des tarifs moyens constatés :
| Type de prestation | Tarif horaire moyen |
|---|---|
| Aide à la toilette | 20 à 25 € |
| Aide aux repas | 18 à 22 € |
| Accompagnement extérieur | 20 à 30 € |
| Aide administrative | 18 à 24 € |
Les clients peuvent bénéficier du crédit d’impôt de 50 % pour les services à la personne, ce qui rend les tarifs plus attractifs.
Quelles charges et cotisations prévoir avec le statut d’auto-entrepreneur ?
Les cotisations sociales s’élèvent à 22 % du chiffre d’affaires. À cela s’ajoutent la contribution à la formation professionnelle (0,2 %) et, éventuellement, la cotisation à la CFE (cotisation foncière des entreprises).
Exemple : pour 2 000 € de chiffre d’affaires mensuel, les charges s’élèvent à environ 440 €.
Il est conseillé de mettre de côté environ 25 % du revenu pour anticiper les cotisations et impôts.
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Quels sont les avantages à travailler comme aide-soignante indépendante ?
Travailler à son compte offre une liberté d’organisation et la possibilité de choisir ses clients et ses horaires. Le statut simplifie la gestion administrative et permet de démarrer sans gros investissement.
| Avantages | Explications |
|---|---|
| Flexibilité | Gestion libre des horaires et des missions |
| Démarches simples | Création rapide via l’URSSAF |
| Fiscalité allégée | Imposition sur le chiffre d’affaires réel encaissé |
| Diversité des missions | Travail auprès de publics variés |
Quels sont les inconvénients et limites de ce statut ?

Le statut présente aussi des limites. L’aide-soignante indépendante ne peut pas pratiquer d’actes de soins médicaux, ce qui restreint ses missions. De plus, le revenu dépend du volume d’heures travaillées et aucun congé payé n’est prévu.
| Inconvénients | Explications |
|---|---|
| Activités limitées | Interdiction des soins médicaux |
| Instabilité financière | Revenu variable selon les contrats |
| Absence de congés | Pas d’indemnité en cas d’arrêt |
| Isolement professionnel | Pas de structure encadrante |
Quelle assurance et quelles obligations professionnelles faut-il respecter ?
L’assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire. Elle couvre les dommages causés à un client pendant une intervention. Une assurance complémentaire (protection juridique, santé) est fortement recommandée.
Il est aussi nécessaire de respecter les règles de confidentialité imposées par le Code de la santé publique, même sans exercer d’actes médicaux.
Quelles alternatives au statut d’auto-entrepreneur pour une aide-soignante ?
Si vous souhaitez exercer des actes médicaux, le statut d’auto-entrepreneur ne suffit pas. Il faut envisager :
- Le salariat dans un EHPAD, hôpital ou SSIAD,
- Le portage salarial, pour garder une autonomie avec une couverture sociale,
- La création d’une société (EURL, SASU) si l’activité se développe.
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Ce statut est-il réellement rentable sur le long terme ?

Le statut reste rentable pour les aides-soignantes qui visent la flexibilité. Avec un tarif horaire moyen de 25 €, il est possible de dégager un revenu net proche de 1 600 € par mois pour 120 heures travaillées.
Toutefois, les charges non couvertes (assurance, déplacement, congés) doivent être anticipées.
Faut-il choisir un autre cadre juridique pour exercer plus librement ?
Les aides-soignantes qui veulent évoluer vers des missions plus médicalisées peuvent envisager une reconversion en infirmière ou s’associer à une structure agréée. Ce cadre élargit les possibilités d’intervention et permet une meilleure reconnaissance professionnelle.
Comment trouver des missions ou des clients en tant qu’aide-soignante indépendante ?
Les missions se trouvent principalement sur les plateformes de services à la personne, auprès des agences d’aide à domicile ou par bouche-à-oreille. Créer une fiche professionnelle sur les annuaires spécialisés ou sur les réseaux sociaux professionnels peut aider à développer la clientèle.
Quelles aides ou accompagnements existent pour se lancer ?

Plusieurs dispositifs soutiennent la création d’activité :
- L’ACRE, qui permet une exonération partielle de cotisations pendant la première année,
- Les aides régionales ou Pôle emploi, selon la situation,
- Les chambres des métiers et de l’artisanat qui proposent des formations à la gestion d’entreprise.
En résumé, est-ce un bon choix de devenir aide-soignante auto-entrepreneur ?
Ce statut convient à celles et ceux qui souhaitent exercer en toute autonomie des missions d’aide à la personne. Il offre une vraie liberté d’organisation, à condition de respecter les limites légales. C’est une option viable pour une activité complémentaire ou un projet de reconversion, mais moins adaptée pour les soins médicaux.





