Oui, vous pouvez tout à fait devenir cordonnier à 40 ans. Le métier reste accessible si vous êtes manuel, minutieux et prêt à apprendre. Il n’exige pas de diplôme au départ, mais une formation sérieuse reste indispensable. Beaucoup d’adultes choisissent cette voie pour changer de rythme, retrouver du concret ou créer leur propre activité. Ce métier peut vous convenir si vous cherchez un savoir-faire utile, reconnu et durable. Voici ce que vous devez savoir pour vous lancer sereinement.
| Information | Détail |
|---|---|
| Formation accessible sans diplôme | CAP Cordonnier en un ou deux ans, parfois en alternance |
| Âge moyen des reconversions | Entre 35 et 50 ans dans les CFA ou organismes spécialisés |
| Débouchés professionnels | Salariat en atelier, reprise de boutique, lancement en indépendant |
| Durée d’apprentissage | 6 à 24 mois selon le parcours choisi |
| Financements disponibles | CPF, Transitions Pro, aides régionales, Pôle emploi |
| Coût de création d’atelier | Entre 10 000 et 25 000 € (matériel, local, stock) |
Est-ce réaliste de se reconvertir comme cordonnier à 40 ans ?
La majorité des formations en cordonnerie accueillent des adultes en reconversion. À 40 ans, vous n’êtes ni trop vieux ni en retard. Beaucoup de centres de formation sont habitués à accompagner des profils qui viennent d’horizons très différents : intérim, vente, logistique, métiers manuels ou administratif. Ce métier demande de la rigueur, de la patience et de la précision, mais il reste accessible si vous êtes motivé. Il attire souvent des personnes en quête d’un travail manuel, local, utile, avec une vraie relation client.
Quelles compétences faut-il avoir pour devenir cordonnier à 40 ans ?
Il faut aimer travailler avec ses mains, avoir le sens du détail et être capable de rester concentré plusieurs heures. Des compétences de base en service client sont utiles, surtout si vous souhaitez ouvrir un atelier ou reprendre une cordonnerie existante. Il est aussi important de savoir s’organiser, gérer un stock, comprendre un devis, et apprendre à utiliser des machines spécifiques (ponceuse, presse, affûteuse). L’expérience vient avec la pratique, mais il faut une base solide.
Quelle formation suivre pour devenir cordonnier à 40 ans ?
La voie classique reste le CAP Cordonnerie multiservices. Il peut se faire en un an dans le cadre d’une reconversion adulte, ou en deux ans en alternance. D’autres formations plus courtes existent, notamment pour des adultes ayant déjà travaillé. Certains centres comme les Compagnons du Devoir ou l’AFPA proposent des programmes spécifiques pour les profils de plus de 30 ans.
Exemples de formations reconnues
| Organisme | Intitulé |
|---|---|
| CFA des métiers | CAP Cordonnier multiservices |
| AFPA | Formation réparateur cordonnier |
| Compagnons du Devoir | Parcours adulte – artisanat de la chaussure |
Où se former au métier de cordonnier quand on a 40 ans ?
Vous pouvez vous former dans un CFA, un centre AFPA ou un organisme de formation privé. Il existe aussi des programmes financés par Pôle emploi ou les conseils régionaux. Plusieurs grandes villes proposent des formations accessibles aux adultes, avec des rythmes adaptés. À Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, des établissements accueillent chaque année des adultes en reconversion.
Combien de temps faut-il pour apprendre le métier de cordonnier ?
Le CAP cordonnerie peut se faire en un an en formation continue. Certains organismes proposent des formats courts sur 6 à 9 mois, si vous avez déjà une expérience dans l’artisanat. Pour acquérir une vraie autonomie, il faut compter environ 12 à 18 mois de pratique, en formation et en stage ou alternance. Le rythme dépend aussi du mode d’apprentissage : intensif, alterné ou à temps partiel.
Quels financements existent pour une formation de cordonnier à 40 ans ?
Plusieurs aides sont mobilisables. Le CPF permet souvent de couvrir une grande partie des frais. Les salariés peuvent aussi passer par Transitions Pro. Si vous êtes demandeur d’emploi, Pôle emploi peut financer tout ou partie de la formation. Il existe aussi des aides régionales ou locales. Dans certains cas, l’organisme de formation peut vous accompagner pour monter le dossier.
Le métier de cordonnier offre-t-il de bons débouchés à 40 ans ?

Le secteur manque de main-d’œuvre qualifiée. Beaucoup d’artisans partent à la retraite sans repreneur. Il existe des débouchés en atelier multiservices, dans les grandes villes comme dans les zones rurales. Les profils autonomes, sérieux et capables de gérer une relation client sont très recherchés. La reprise de cordonnerie reste aussi une option réaliste avec un accompagnement adapté.
Peut-on devenir cordonnier indépendant ou ouvrir son atelier à 40 ans ?
Oui. Une fois formé, vous pouvez créer votre propre activité. Beaucoup de cordonniers choisissent de s’installer à leur compte. Il faut prévoir un budget de départ pour le matériel (machines, consommables), le local, les assurances. Des chambres de métiers proposent un accompagnement à la création d’entreprise. Si vous avez travaillé avant, vous pouvez aussi bénéficier de l’ACRE et du NACRE.
Estimation de budget pour un lancement
| Élément | Coût moyen |
|---|---|
| Matériel de base | 8 000 à 15 000 € |
| Stock initial | 1 000 à 2 000 € |
| Local (loyer ou achat) | Variable selon la région |
| Assurances, frais de gestion | 1 500 à 3 000 € par an |
À quoi ressemble le quotidien d’un cordonnier quand on débute à 40 ans ?

Les journées sont rythmées par les réparations de chaussures, les demandes de reproduction de clés, la vente de produits d’entretien. Il faut savoir gérer les urgences, s’adapter aux demandes variées, accueillir les clients, encaisser, conseiller. Le travail est physique, mais gratifiant. La satisfaction vient souvent du contact humain et du sentiment de rendre un vrai service local.
Quels sont les avantages à devenir cordonnier à 40 ans ?
Vous travaillez de vos mains, à votre rythme. Vous développez une compétence concrète, transmissible, valorisée. Vous pouvez créer un lien fort avec une clientèle locale. Le métier permet de s’installer, de reprendre une activité existante ou de travailler en indépendant. Vous vous éloignez des grands groupes, des hiérarchies lourdes. Vous reprenez la main sur votre quotidien.
Quels sont les défis à anticiper quand on devient cordonnier à 40 ans ?
Apprendre un métier physique demande de l’endurance. Il faut aussi accepter de repartir de zéro, se former, faire ses preuves. Le début peut être financièrement instable, surtout si vous créez votre activité. La clientèle ne vient pas toute seule : il faut se faire connaître, gagner la confiance, assurer un bon niveau de service.
Comment réussir sa reconversion en cordonnerie après 40 ans ?

Choisissez une formation sérieuse, avec une partie pratique. Renseignez-vous en amont sur les débouchés autour de chez vous. Testez le métier si possible avant de vous lancer. Entourez-vous : réseau local, chambre des métiers, anciens cordonniers, formateurs. Et surtout, avancez étape par étape, sans précipitation.
Quels témoignages ou retours d’expérience existent pour une reconversion en cordonnerie ?
Plusieurs témoignages circulent sur les forums et sites spécialisés. Des personnes venues du commerce, de l’informatique, ou même de l’armée racontent leur reconversion réussie. Ce qui revient souvent : le plaisir de travailler de ses mains, le contact client, et la satisfaction de retrouver une vraie utilité dans leur métier.





