Les deux formes existent dans la langue française, mais ne s’utilisent pas toujours dans les mêmes contextes. Entrepreneuse est la version la plus couramment attestée dans les dictionnaires comme Le Robert ou Larousse, tandis que entrepreneure est largement utilisée dans les milieux professionnels et institutionnels, notamment au Québec. En France, les deux termes cohabitent, avec des nuances de perception selon les interlocuteurs, les usages professionnels et les supports de communication.
| Source linguistique ou institutionnelle | Forme féminine reconnue |
|---|---|
| Le Robert (France) | entrepreneuse |
| Larousse (France) | entrepreneuse |
| OQLF (Québec) | entrepreneure |
| Académie française | entrepreneuse (forme régulière) |
| Terminologie professionnelle (France) | entrepreneure (usage fréquent) |
| Presse économique (France / Canada) | entrepreneure |
Que signifient exactement les mots entrepreneure et entrepreneuse ?
Ces deux mots désignent une femme qui crée ou dirige une entreprise. La racine vient du mot entrepreneur, formé à partir du verbe « entreprendre », utilisé dès le Moyen Âge pour désigner quelqu’un qui prend des initiatives. La forme féminine suit généralement la règle grammaticale standard : on ajoute le suffixe ‑euse à un nom masculin en ‑eur issu d’un verbe. C’est pourquoi entrepreneuse apparaît dans les dictionnaires français.
Lequel des deux termes est officiellement reconnu en français ?
Les dictionnaires généralistes comme Larousse et Le Robert reconnaissent la forme entrepreneuse. Elle suit la logique de la féminisation grammaticale habituelle. Toutefois, l’Office québécois de la langue française considère également entrepreneure comme acceptable. Le mot y est couramment utilisé dans les publications, les médias, les rapports économiques et les sites gouvernementaux.
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Est-ce que l’un des deux mots est considéré comme péjoratif ?
Certains usages informels ou contextes historiques ont associé le mot entrepreneuse à des métiers différents, parfois non liés à l’économie. Cela a conduit certaines femmes à rejeter cette désignation au profit d’une forme plus neutre. Entrepreneure s’impose alors comme une solution perçue comme plus valorisante, notamment dans les sphères institutionnelles, économiques et professionnelles.
Pourquoi certains préfèrent dire entrepreneure plutôt qu’entrepreneuse ?
La préférence pour entrepreneure repose souvent sur la recherche d’une identité professionnelle forte, claire et sans ambiguïté. Le suffixe ‑euse peut parfois créer des associations négatives selon les contextes culturels. De nombreuses cheffes d’entreprise francophones revendiquent donc entrepreneure comme une manière d’affirmer leur statut avec clarté, notamment sur LinkedIn, dans les signatures de courriel ou les présentations officielles.
Quelle est la recommandation de l’Académie française à ce sujet ?

L’Académie française n’interdit pas le mot entrepreneure, mais elle rappelle que la formation régulière du féminin en français se fait généralement avec le suffixe ‑euse. En l’absence de forme figée ou de prescription stricte, l’usage reste libre. Le choix dépend alors de la cohérence stylistique, de la cible du discours et des préférences individuelles ou collectives.
Quelles sont les formes les plus utilisées dans les médias et sur internet ?
Les médias québécois utilisent très majoritairement le terme entrepreneure, y compris dans les titres et articles officiels. En France, les deux coexistent, mais entrepreneuse apparaît davantage dans la presse écrite traditionnelle. Sur le web, dans les blogs et les réseaux professionnels, entrepreneure est souvent privilégiée. Ce mot est perçu comme plus contemporain et plus proche des réalités du terrain.
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Les deux termes ont-ils la même valeur dans un contexte professionnel ?
Dans un dossier de presse, un pitch de start-up ou une présentation d’activité, le mot entrepreneure est largement préféré par celles qui veulent valoriser leur statut de dirigeante. Il est également courant dans les associations d’accompagnement ou les structures d’aide à la création d’entreprise. La forme entrepreneuse peut apparaître dans des documents plus neutres ou descriptifs, mais reste parfois évitée dans les communications personnelles ou institutionnelles.
Quelle est l’origine historique du mot entrepreneuse ?

Le mot entrepreneuse est attesté depuis plusieurs siècles. Il apparaît dans le dictionnaire Littré avec un sens proche de celui d’organisatrice ou personne chargée de diriger un projet, sans connotation précise liée au monde économique. Son usage s’est développé avec la féminisation progressive des métiers, mais sa connotation ancienne peut encore influencer les perceptions.
Comment les femmes entrepreneures se désignent-elles elles-mêmes aujourd’hui ?
La majorité des professionnelles du secteur entrepreneurial choisissent spontanément la forme entrepreneure lorsqu’elles parlent d’elles-mêmes. Cela se constate dans les portraits de dirigeantes, les événements économiques dédiés aux femmes ou les campagnes de communication. Ce mot est associé à une volonté de modernité, d’indépendance et de visibilité.
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Quel terme privilégier dans un CV, un article ou une présentation ?
Dans un CV, un profil LinkedIn ou une présentation de projet, le choix du mot entrepreneure est souvent plus stratégique. Il reflète une image professionnelle moderne, claire et sans équivoque. Cependant, entrepreneuse reste grammaticalement valide, notamment dans des contextes plus formels ou académiques. L’important est de garder une cohérence stylistique dans l’ensemble du document.





